
Je suis de ceux qui usent avec une certaine modération l’outil facebook ; et je parle à bon escient d’un “outil”, dans la mesure où il est avant tout un instrument de réseautage.
Je l’utilise, donc, et je le conseille à certains clients, à certaines conditions : ne pas livrer trop d’informations à titre personnel et constituer un groupe d’intérêt qui permettra de rallier des individus acquis à la cause (ou au service) que vous défendez.
Car, oui, l’outil facebook se révèle puissant et très séduisant d’un point de vue marketing : il est un vecteur indéniable et efficace en terme de buzz marketing (le bouche-à-oreille comme vecteur de communication).
Il est aussi un outil qui effraie.
Peurs fondées ou non, il n’en demeure pas moins que l’annonce, lors du Forum économique mondial de Davos qui s’est achevé dimanche, du lancement d’un système de sondage Polling Ad par le géant du net pose un certain nombre de questions.
Cet outil devrait permettre aux annonceurs de sonder certains membres de Facebook avant la mise en place de nouvelles initiatives marketing ; et ce en proposant une question à l’utilisateur en indiquant le nombre d’utilisateurs ayant déjà voté, ainsi que le nombre de ses amis ayant participé.
Dès que l’utilisateur accepte le sondage, les résultats apparaissent et, s’il clique sur le lien pour connaître les votes de ses amis, la photo de ses contacts apparaît en dessous de leurs réponses respectives.
Selon Facebook, les annonceurs peuvent sélectionner les membres sondés en fonction des informations fournies dans leur profil utilisateur (passionnés de gym ou de cuisine par exemple).
Il s’agit bien là, même si le gestionnaire du réseau social s’en défend, d’une gigantesque “base de données d’études de marché ” déguisée.
Dès lors, facebook risque de tuer le concept même qui fait la force de sa démarche : la confiance dans le réseau.