Twitter est un site de microconversation (microblogage) qui permet à un internaute de décrire en une centaine de mots ce qu’il est en train de faire, de regarder, de manger, de penser ou encore, quels sites Internet ou quelles nouvelles ont retenu son attention. Ces courts messages s’appellent des tweets – des gazouillis, en français.
Et, pour suivre dans la métaphore filée, qui gazouille ne s’envole pas forcément…
Comme tous ces outils simples qui permettent d’envoyer massivement de courts messages textes à partir de plusieurs plateformes, on en vient à privilégier l’instantané, la rapidité, l’effet sur le fond. C’est presque à celui qui dégainera le plus vite son bon mot, son info (oups, sorry : son “scoop”), et ses états d’âme…
Oui, cet ère du zapping permanent me laisse pantois : vecteur de médiocrité et de futilité, twitter ne me convainc pas dans l’optique d’une communication aboutie, réfléchie, constructive.
Certes, on se fera fort de vous vanter les vertus de Twitter à des fins de marketing (je cite Jérôme Plantevin, du
Journal Les Affaires) :
“l’entrepreneur ouvre un compte sur Twitter.com et se trouve un nom d’usager accrocheur ou tout au moins pertinent en regard de son organisation, de ses produits et ses services.
Ensuite, le gros du travail commence. L’important est de réussir à créer une communauté fidèle de lecteurs Twitter (followers) à qui on communique ses promotions, ses plus récentes offres et des nouvelles sur l’entreprise.
Cette communauté doit bien sûr être représentative de la clientèle cible de l’entreprise, mais doit aussi compter un certain nombre d’influenceurs du Web. Il s’agit de ces internautes qui passent leur vie en ligne, qui font la pluie et le beau temps sur la Toile et influent sur plusieurs milliers de personnes par leurs écrits et leurs tweets.
Pour dénicher ces influenceurs, il suffit de consulter les classements des blogues les plus populaires et de ramasser les noms d’usagers Twitter des blogueurs. Une fois que ces influenceurs ont été repérés, on s’enregistre comme adepte (followers) à leur profil Twitter (grâce au bouton Follow).
Il convient aussi d’identifier parmi les adeptes de ces influenceurs les bons prospects et de suivre également leurs profils Twitter…”
Bref,… “puissant”, Twitter ! J’en doute, car communiquer ne consiste pas, à mon humble avis, à multiplier les infos auprès d’une communauté (et surtout pas, le plus souvent, les infos de nature personnelle du style “je vais à ma séance manucure”, ou “je suis pogné sur la 40 ouest, maudite congestion”…), mais bien à orienter la réflexion et la nourrir d’éléments mûrement réfléchis et savamment pesés.
En somme, à la vedette de l’heure, je préfére m’en remettre à la sagesse du temps qui fait son oeuvre.
A bon entendeur…
Philippe Régnoux